Responsables : Frédéric Le Blay et Lisa Rougetet

Travaux de recherche se caractérisant par un support de l'archive à la matérialité particulière (trace architecturale, tablette mésopotamienne, herbiers), par une démarche d'élaboration d'archives et d'un patrimoine (archives orales, éditions critiques, instruments...) ou de transformation de cette matérialité (bases de données, numérisation, modélisation des connaissances). Nos recherches se caractérisent par des archives à la matérialité particulière (trace architecturale, tablette mésopotamienne, herbiers, jeux, etc.), par une démarche d’élaboration d’archives et d’un patrimoine (archives orales, éditions critiques, instruments, etc.) ou de transformation de cette matérialité (bases de données, numérisation, modélisation des connaissances, etc.). L’axe 2 est organisé en trois sous-axes, les deux premiers fonction de la démarche relative aux traces, matérialités et sources considérées, le troisième correspondant à un champ spécifique de pratiques et de réflexions :
  1. identifier et cartographier les traces et matérialités
  2. exploiter et transmettre les sources
  3. humanités numériques : des traces aux sources

1) Identifier et cartographier les traces et matérialités


A. Oculus : photographie et archéologie des sites antiques en Méditerranée

Responsable : Delphine Acolat

La photographie, dans son rapport avec l'archéologie des XIXe et début XXe siècles, pose la question d'un patrimoine antique fragile et celle de la mémoire de sa redécouverte, des méthodes archéologiques anciennes, de l'état actuel d'un site par rapport aux années 1850-1910. Buts et techniques de la photographie en archéologie (par et pour les touristes, usage par les scientifiques d'une nouvelle technique venant compléter les dessins), méthode d'analyse des clichés anciens, mise en place de bases de  données : tels sont les objets de ce programme de recherche, qui utilise des fonds dispersés dans les grandes institutions et archives, et dans des collections privées, en essayant de retracer la démarche des photographes (amateurs, professionnels), leurs catalogues,  leurs choix de publication, ainsi que leur analyse et lecture des sites antiques, et leur rapport aux objets découverts.

B. L’usage des egodocuments en histoire des savoirs, des cursus et des populations universitaires

Responsable : Jean-Luc Le Cam

L’histoire de l’éducation et des sciences retrouve depuis quelques années de l’intérêt pour les sources biographiques, entendues au sens large (ego-documents). Elles permettent d’explorer comment les individus se saisissent des systèmes institutionnels de formation, et les contournent ou les coconstruisent à leur convenance. Pour explorer cette problématique, j’avais organisé avec le groupe de recherche allemand Arbeitskreis für die Vormoderne in der Erziehungsgeschichte un colloque international au Zif de l’université de Bielefeld (cf. Juliane Jacobi, Jean-Luc Le Cam, Hans-Ulrich Musolff (dir.), Vormoderne Bildungsgänge. Selbst- und Fremdbeschreibungen in der frühen Neuzeit, Köln, Weimar, Wien, Böhlau, 2010).

Description plus détaillée du programme



C. Les casse-têtes, jeux à manipuler et autres machines destinées à jouer à des jeux mathématiques

Description plus détaillée du programme

Responsable : Lisa Rougetet

L’objectif de ce programme est de s’interroger sur les différentes matérialités que peuvent revêtir des jeux mathématiques, comme le jeu de Nim ou le casse-tête du baguenaudier, et de montrer qu’au delà de desservir leur aspect purement ludique, celles-ci sont également porteuses d’un certain potentiel mathématique qui peut se révéler à celui qui pratique et manipule ces jeux.


D. Traces de culture et histoire de l'astronomie

Participant•e•s : Guy Boistel, Stéphane Le Gars, Colette Le Lay, Olivier Sauzereau, Jacques Gapaillard

Ce programme se décline selon trois volets principaux principaux pour ce qui concerne l'axe 2 :

  • L’astronomie et la littérature : Camille Flammarion, Jules Verne : Que nous disent les ouvrages de vulgarisation et les romans scientifiques sur l’astronomie du XIXe siècle ?
  •  La diffusion de l’astronomie dans le grand public : livres et revues de vulgarisation (dont l’Annuaire du Bureau des longitudes) : Comment la prise en charge de la diffusion de l’astronomie change-t-elle de main au milieu du XIXe siècle (passant des savants aux vulgarisateurs professionnels) ?
  • Les liens entre amateurs et professionnels en astronomie : Quels sont les domaines dans lesquels les amateurs trouvent leur place (taches solaires, petites planètes, étoiles variables, etc) ? Comment s’opère le partage des tâches ? Quel est le rôle du réseau des sociétés d’astronomie ?  
Par ailleurs, des questions autour des appropriations d'objets astronomiques par diverses communautés (comme le Soleil par exemple) et sur les relations entre l'astronomie et la musique aux époques moderne et contemporaine sont également développées dans le cadre de ce programme.

Publications récentes :
  • G. Boistel, « Comète de Halley : un retour énigmatique », in L’Europe; Encyclopédie Historique, C. Charle et D. Roche, Éd. Arles: Actes Sud, 2018, p. 1404‑1416.
  • G. Boistel, « Astronomie : la nouvelle carte du Ciel », in L’Europe : Encyclopédie Historique, C. Charle et D. Roche, Éd. Arles: Actes Sud, 2018, p. 1387‑1389.
  • G. Boistel et S. Le Gars, Éd., Dans le Champ Solaire. Cartographie d’un objet scientifique. Paris: Hermann, 2015.
     

2) Exploiter et transmettre les sources



A. Valorisation des archives de l'ornemaniste Jules Bourgoin

Responsables : Jenny Boucard et Christophe Eckes (Archives Henri Poincaré, Université de Lorraine)

Participant·e·s : Loïc Jeanson, Pierre Willaime (Archives Henri Poincaré, Université de Lorraine)

Le projet de numérisation et de valorisation du fonds Bourgoin est en lien avec le projet interdisciplinaire « Ordre et combinaison en sciences, philosophie et art au XIXe siècle » (Axe 1 — Concepts et théories). L'architecte et ornemaniste Jules Bourgoin est connu pour ses études in situ ainsi que pour ses ouvrages théoriques sur l'art ornemental. Ses notes de lecture, ses manuscrits, ainsi que les planches préparatoires à ses publications sont actuellement conservés dans un fonds qui lui est dédié à la bibliothèque de l'Institut National d'Histoire de l'Art. Les documents en question permettent de reconstituer l'imaginaire scientifique et philosophique qui préside à son projet dans le domaine de l'art ornemental. Les pièces conservées dans le fonds Bourgoin nous donnent en particulier accès aux sources dont il s'est inspiré sur un plan tant artistique que théorique. Ce projet a pour but de valoriser les études in situ de Bourgoin et d'expliciter la genèse de son œuvre imprimée. Par ailleurs, la richesse de ce fonds constitue un cas d'étude remarquable pour questionner l'analyse numérique d'archives et mesurer les possibilités offertes par les outils existants en termes d'annotations, de classifications et de constructions de liens internes et externes en fonction des angles d'attaques choisis pour étudier ce fonds.

Depuis 2019, un site Omeka est régulièrement alimenté par des numérisations d’extraits du fonds Bourgoin dans le cadre du projet ENOB (Exploitation Numérique et scientifique des archives de l’Ornemaniste Jules Bourgoin (1838-1908)) dirigé par Chrisophe Eckes et financé par la MSH Lorraine. Rassemblant à ses débuts des historien.ne.s des mathématiques (Christophe Eckes et Jenny Boucard) et des spécialistes en humanités numériques (Loïc Jeanson et Pierre Willaime), le projet a pour objectif de mettre en valeur les liens entre les sources scientifiques et la pratique ornementale de Bourgoin.  Concrètement, après une série de missions pour étudier le fonds, des séries de numérisations ont été commandées à l'INHA par vagues successives. Il s’agit désormais d’exploiter et de valoriser les documents ainsi numérisés à l’aide de métadonnées scientifiques. Par exemple, tout un travail est actuellement mené par J. Boucard et C. Eckes pour identifier les auteurs et les références scientifiques mobilisés par Bourgoin. Il s’agit également de repérer les grandes thématiques scientifiques qui viennent enrichir l’imaginaire artistique de Bourgoin : géométrie élémentaire, géométrie de situation, cristallographie, botanique, stéréochimie, etc. Un site Omeka S a vu le jour (http://bourgoin.ahp-numerique.fr) et il permet d'établir collaborativement ces liens sémantiques. Le site utilise IIIF pour permettre un affichage fluide de scans de haute qualité. À terme, d'autres fonctionnalités de IIIF seront mises en place, telle que la capacité d'isoler des fragments de documents numérisés et de les commenter.


Publications récentes :
Boucard, Jenny et Eckes, Christophe. 2015. « Les sources scientifiques de Jules Bourgoin : cristaux, polygones et polyèdres », in Bideault, Thibault et Volait (dir.), De l’Orient à la mathématique de l’ornement : Jules Bourgoin (1838-1908), Paris : Picard, p. 299‑313.


B. Projet Bureau des longitudes (1795-1932)]

Participant·e·s du CFV : Groupe d'histoire de l'astronomie
 

Le Groupe d’histoire de l’astronomie (GHA) est fortement engagé dans le projet financé par l’ANR, « Le Bureau des longitudes (1795-1932), de la Révolution à la Troisième République », porté par Martina Schiavon et Laurent Rollet pour les Archives Henri Poincaré (Université Nancy-Lorraine) et Nicole Capitaine pour le Bureau des longitudes : http://histbdl.hypotheses.org/a-propos. Ce projet est destiné à accompagner la valorisation, l’exploitation historique et scientifique de la numérisation des procès-verbaux du Bureau des longitudes (projet BSN5-2013 : http://bdl.ahp-numerique.fr/). Guy Boistel (référent), Colette Le Lay (référente), Olivier Sauzereau, Frédéric Soulu, Fernando B. Figueiredo (Université de Coïmbra, Portugal) et Nicolas Pouvreau (SHOM, Brest) sont impliqués dans ce projet.

La recherche est organisée autour de huit points : les acteurs, les institutions partenaires, les publications (G. Boistel pour La Connaissance des Temps ; C. Le Lay pour l’Annuaire), les instruments, les traces de l’histoire, les champs d’expertise, les controverses, la comparaison avec les institutions internationales analogues.

Les participant·e·s publient régulièrement des focus sur le site du projet, dont par exemple :

  • Guy Boistel, « Les imprimeurs de la Connaissance des temps et du Bureau des longitudes depuis la Révolution, de Duprat à Gauthier-Villars. Première partie : les grandes familles » (Octobre 2019)
  • Guy Boistel, « ‟L’affaire Charles Noël”, calculateur auxiliaire révoqué par le Bureau des longitudes en juillet 1876 » (2018)
  • Colette Le Lay, « L’observatoire de Wilhelm Struve à Dorpat » (2018)
  • Colette Le Lay, « Les débuts de l'Annuaire » (2017)

C. Édition critique d’archives astronomiques algériennes contemporaines

Responsable : Frédéric Soulu

Participant·e·s : Groupe d'histoire de l'astronomie

Ce projet de recherche vise à la mise en valeur et à la diffusion d'un corpus d'archives conservées en France et consacrées à un objet scientifique et patrimonial aujourd'hui algérien. Il est destiné à un public d'historiens et d'historiens des sciences des deux rives de la Méditerranée. Cette édition critique est basée sur la transcription d'archives utilisées pour un travail de recherche doctorale soutenu en 2016 au Centre François Viète. Les Archives Nationales, responsables du fonds, ont donné leur accord pour sa mise en ligne et un premier démonstrateur a été créé : https://bouzarearch.hypotheses.org/. Ce projet se développe et les choix techniques s'affinent en lien avec la formation EnExDi de la MSH de Poitiers. Un seconde démonstrateur, utilisant la TEI, est en ligne : http://sparql.ahp-numerique.fr/bouzarearch/


D. Projet de valorisation numérique des collections patrimoniales de l’IMCCE/Observatoire de Paris

Participant•e•s du CFV : Guy Boistel, Colette Le Lay

La Connaissance des temps (1679-2000) est une éphéméride astronomique publiée sous couvert de l’Académie royale des sciences jusqu’en 1793, puis du Bureau des longitudes jusqu’en 1997 et enfin depuis 1998 par l’IMCCE (Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides). La participation à ce projet de valorisation de cette collection consiste, entre autres, à produire un appareil critique (frise chronologique, périodisation en terme d’enjeux, dossiers thématiques, bibliographie des sources secondaires). Le site WEB est ouvert depuis la fin de l’année 2018 : URL : https://cdt.imcce.fr/ . Des textes de valorisation des archives du Bureau concernant la Connaissance des temps et l’Annuaire du Bureau des longitudes sont aussi publiés par nos soins sur le site WEB du projet ANR « Les procès-verbaux du Bureau des longitudes, 1795-1932 », porté par Martina Schiavon et Laurent Rollet aux Archives Henri Poincaré à Nancy. URL : http://bdl.ahp-numerique.fr/

Publications récentes sur le site du projet :

E. Éditions de sources sur les pratiques savantes, scolaires et universitaires de la première modernité

Responsable : Jean-Luc Le Cam

Au-delà de l’édition traditionnelle des textes normatifs ou théoriques, il est important de faire émerger l’intérêt d’autres types de sources susceptibles d’éclairer les pratiques de la transmission des savoirs. Cette approche praxéologique, fondée sur des sources rarement ou insuffisamment utilisées, est au cœur de notre démarche.

Description plus détaillée du programme
 

3) Humanités numériques : des traces aux sources


 A. Groupe de recherche PAM 3D Lab (Patrimoines, Artefacts, Médiations et 3D)

Responsables : Sylvain Laubé (CFV), Serge Garlatti (IMT-Atlantique), Ronan Querrec (CERV)
Participant·e·s : Sylvain Laubé, Serge Garlatti (IMT-Atlantique), Ronan Querrec (CERV), Gregory Chambon (EHESS), Bruno Rohou, Marie-Morgane Abiven

Laboratoires partenaires : Centre F. Viète/UBO, LabSTICC (UMR 6285)/IMT-Atlantique et CERV (Centre Européen de Réalité Virtuelle)

Contacts : sylvain.laube@univ-brest.fr, serge.garlatti@imt-atlantique.fr, querrec@enib.fr

Les activités de recherches portent sur les humanités numériques, la modélisation des connaissances avec deux axes principaux :

  • Web sémantique et données pour l’histoire numérique :
    • Le groupe de recherche SemanticHPST (Web sémantique pour l’Histoire et la Philosophie des Sciences et des Techniques) a été créé en 2012 et y collaborent le Centre F. Viète et le LabSTICC à Brest avec les Archives Poincaré (Olivier Bruneau, UMR 7117) et le LORIA (Jean Lieber, UMR 7503) à Nancy. SemanticHPST s’est associé récemment au LARHRA (UMR 5190 ) à Lyon avec pour objectifs de :
      • Produire et exploiter des bibliothèques numériques de référence en HST
      • Contribuer à la création d’une extension « Histoire » de l’ontologie CIDOC-CRM dans le cadre d’une collaboration internationale
      • Développer un consortium « Données pour l’histoire numérique » à partir de la plateforme symogih.org
  • Modélisation 3D, Réalité Virtuelle pour l’HST et le patrimoine :
    • Modélisation et restitution de systèmes technologiques
    • Modélisation et restitution d’activités humaines
    • Méthodologies de collecte et conservation des métiers
  • Epistémologie des humanités numériques
Ces travaux s’effectuent notamment dans le cadre du groupe de recherche « Histoire des paysages culturels industriels et maritimes » dont les travaux s’insèrent dans l’axe 3 : « Artefacts et systèmes »

B. Humanités numériques et patrimoine industriel

Responsables : Jean-Louis Kerouanton (CFV), Florent Laroche (LS2N)
Participants : Benjamin Hervy, Loïc Jeanson, Jean-Louis Kerouanton, Florent Laroche
Laboratoires partenaires : Centre François Viète (Université de Nantes), LS2N UMR 6004 (Université de Nantes, École centrale de Nantes & CNRS)

Dans le cadre de travaux sur l’histoire des techniques et les patrimoines, le Centre François Viète déploie depuis plus de 15 ans à Nantes une réflexion sur les développements possibles d’une histoire des sciences et des techniques en lien avec les sciences pour l’ingénieur. Les travaux sont menés en collaboration étroite avec l’équipe IS3P (Ingénierie des Systèmes : Produit, Processus, Performance, École centrale de Nantes), du LS2N (Laboratoire des sciences du numérique de Nantes, UMR CNRS 6004) dans le cadre de son thème transverse « Création, culture et sociétés numériques ». Cette collaboration est concrétisée par une dynamique commune, résolument interdisciplinaire et réflexive, au sein du groupe EPOTEC (Etudes procédés et objets techniques), reconnu par le CNRS dans le cadre de la TGIR HumaNum, dédiée aux humanités numériques, et de son consortium CST3D-SHS, plus spécifiquement dédié à la représentation et à la modélisation 3D.

Principaux projets en cours
  • ANR RESEED, Rétro-conception SémantiquE d’objEts patrimoniaux Digitaux (2016-2021).
Responsabilité de l’équipe du CFV dans le projet de recherche : Jean-Louis Kerouanton.
Ce projet de recherche porté par Florent Laroche au LS2N s’intègre dans le domaine de la rétro-conception (ou Reverse Engineering en anglais) et s’allie avec les besoins et les particularités liés au patrimoine. Il vise à mettre en place une nouvelle méthodologie, un outil et un format interopérable pour permettre l’alliance de la digitalisation sémantique et physique des objets. Il associe des industriels, le musée des Arts et Métiers et le ministère de la culture à l’Ecole Centrale de Nantes (porteur) à l’Université de Nantes ainsi que des équipes des universités de technologie de Troyes et de Compiègne.
Principales productions :
-  Thèse récemment soutenue : Loïc Jeanson, Apports à la construction d’outillage informatique pour l’étude patrimoniale. Propositions pour la complémentarité de techniques informatiques et patrimoniales. Encadrement : Alain Bernard (Ecole centrale de Nantes), Florent Laroche (Ecole centrale de Nantes), Jean-Louis Kerouanton. Soutenance : soutenance 22 juin 2020 en génie industriel.
-  Kerouanton Jean-Louis, Hervy Benjamin, Laroche Florent, Bernard Alain, Courtin Christophe, Guillet Bertrand, D’Haene Laurence et Waels Arnaud, 2015, « Museum Augmented Interfacefor Historical Scale Models: Towards a New Way for Cultural », The International Journal of Virtual Reality, 2015, vol. 15, n° 1, p. 3‑9.
-  Kerouanton Jean-Louis, Hervy Benjamin, Laroche Florent et Courtin Christophe, 2016, « 3D Digitisation of Nantes Historic Harbour », TICCIH Bulletin, 2016, vol. 73, n° 3, p. 3‑4.
-  Hervy Benjamin, Laroche Florent, Bernard Alain et Kerouanton Jean-Louis, 2017, « Framework for Historical Knowledge Management in Museology », International Journal of Product Lifecycle Management, 2017, vol. 10, n° 1, p. 44‑68.
- Deux journées d’étude, coorganisées en 2018 à la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, « Le numérique : outil d’étude de la valeur patrimoniale ») et en 2019 à l’Observatoire de Paris, « Créer et transmettre : la fabrique numérique du patrimoine ».

 
  • La cale des chantiers navals de la Ciotat. Sauvegarde par l’étude
    Responsabilité scientifique : Jean-Louis Kerouanton

    Le CFV avait déjà conventionné à deux reprises avec la DRAC PACA (2007 et 2009) pour l’étude des chantiers navals de la Ciotat, étude d’ensemble autour des engins de levage puis étude ponctuelle de modélisation de la cintreuse à membrures subsistante , cintreuse Bennie. Ces deux études ont fait l’objet de rapports de recherche et de plusieurs publications.
    Dans le cadre de leur restructuration industrielle, les chantiers navals de La Ciotat, aujourd’hui La Ciotat Shipyards, ont décidé de la destruction de l’emprise de l’ancienne cale de construction pour la remplacer par un nouvel ascenseur à bateaux destiné à la très grande plaisance. Commanditée par La Ciotat Shipyards , l’étude en cours consiste en une sauvegarde par l’étude de la cale et de son fonctionnement dans son contexte historique et patrimonial. Elle est réalisée en lien avec la DRAC PACA. La modélisation 3D du site dans son état actuel a été réalisée, en partenariat avec le LS2N, par photogrammétrie et lasergrammétrie. Elle permettra au deuxième semestre 2020 la restitution et la valorisation de la cale avec l’association d’une base de données historique et patrimoniale. Les propositions de restitution feront appel à la réalité augmentée et à la réalité virtuelle.